Le Syndicat du canal de Montjoi

 

C’est une association de propriétaires terriens qui se charge de l’entretien du canal et du fonctionnement du système d’irrigation. A l’époque paysanne chacun avait quelques parcelles irrigables. C’était une commodité appréciable, un avantage au bénéfice de tous les Montjoviens.

Le syndicat existe toujours – Le canal permet encore d’arroser quelques jardins. Mais la majorité des terres irrigables sont des terres à l’abandon comme le reste du territoire communal. Le canal est un bel ouvrage qui de plus en plus ressemble à un monument historique.

Il fut la cheville ouvrière d’une économie agricole. Chacun y avait sa part et le village s’intégrait alors à un monde aujourd’hui disparu. Disparu ? Pas tout à fait. Il reste un peu de paturages, quelques jardins, des coupes de bois et quelques tentatives et persévérances – mais dans l’ensemble peu de choses. Il reste surtout des regrets et des nostalgies.

Redonner vie et force à une activité agricole semble difficile, voire impossible. Pourtant chacun entretien le vague désir de faire quelque chose… Mais quoi ?

Le moment est peut-être venu de réagir à cette mort lente et de reprendre du pouvoir sur ce territoire qui tombe peu à peu sous la gestion de puissances plus ou moins officielles.  (Pêche, chasse, ONF, Natura 2000, tourisme, EDF, Poste…) auxquelles nous obéissons bien sagement.

Dans la nouveauté du monde d’anciens handicaps deviennent des richesses : l’isolement, la nature sauvage, la sauvagine, le site, le capital immobilier, l’absence de pollution, etc…

Perspectives :

Mais alors comment mettre en musique un rêve réaliste et au lieu de l’anesthésier jouer les princes charmants et réveiller la belle endormie.

En partant d’un principe évident que l’oigon fait la sauce on peut considérer que le Syndicat est l’association qui représente le mieux l’avenir monjovial et en futurologue averti anticiper les étapes suivantes :

 

2005 Des propriétaires décident de remettre en état en commun leurs terres : réunions, brainstorming, recherche de fonds…

Le syndicat s’organise en service qui propose son aide et compétences pour : débroussaillage, clôtures, accès, fauchage, arrosage, plantation…

Projet cohérent et suivi de réhabilitation à long terme. Il ne va pas en sortir des revenus avant longtemps mais un peu d’emploi une amélioration du cadre de vie.

2010 on avance. Horticulture, pépinière, élevage, fruitier, réseau commercial élargi entre montagnols et paisbassols – Atelier de transformation, tourisme local, auberges, mouvement inter-communal.

2020 Les produits “Monsjovis” appellation certifiée acquièrent une réputation de qualité qui attire l’attention des grandes entreprises de distribution alimentaire. A qui allons-nous nous vendre ?

 

Cette chronique qui parait sur les réseaux sociaux – sur le site Montjoi – a une ambition. Celle d’abord de déclencher des réactions. De ceux directement intéressés de tous ceux aussi qui soutiennent un mouvement alternatif qui s’amplifie entre autre exemple : le vignoble Terranominis dans l’Hérault. C’est un exemple de crowfunding. Il y a d’autres voies et bien des vocations : Colibris, Permaculture, bio, biodynamique… et bien des possibilités : vignes, noix, olives, truffes, bois, escargots, fruits sauvages, fruits secs, parc touristique, recherche… Qu’un débat commence et qu’il enchaine sur une dynamique !

 

 

 

Le moulin neuf

La Claranda Serres

Le groupement d’achat

Les marchés Lagrasse, Espéraza, Limoux